samedi 18 octobre 2008
l'alternance désordonnée
Il y a quelques jours, j'avais idée de la rédaction d'une note en cet espace blogguesque (déserté) qui aurait eu pour titre " les plaques flottantes " afin de signifier une sorte d'état d'équilibre (relatif) dans lequel j'étais finalement (comment donc ?) parvenu à aboutir: Un (pour moi) important projet, au départ fortement hypothétique, avait vu sa première réalisation fort satisfaisante et prometteuse d'enrichissantes (spirituellement j'entends) potentialités développantes, la cotoyance fémino-créaturienne semblait elle aussi atteindre de (potentiels toujours...) rivages " apaisants ", et si la situation financière restait (et reste) toujours aussi alarmement préoccupante, une certaine conformation mentale (sereine et distante ?) me permettait de ne pas voir (toute) mon énergie dispersée par cette tension survivante.
Ainsi j'en étais arrivé (timidement) à un (relatif) rapport apaisé au monde, un équilibre nuancé entre ouverture et protection fluides. J'étais également conscient (l'expérience ?) de la fragilité précaire de cet état apaisé et flottant, (ceci me permettant d'en profiter agréablement), susceptible de basculer aussi soudainement qu'il s'était (mystérieusement ?) installé.
Et cela n'a pas tardé.
Avec une étonnante synchronicité (le retour du Grand Complot ?), j'ai ainsi subi cette dernière semaine de vigoureuses, violentes et déroutantes attaques directes et multi-frontales, remettant singulièrement en question les éléments apaiso-generateurs sus évoqués, (et sans, l'on s'en serait douté, modifications de l'élément sombre et financier également évoqué).
A peine remis du chaos qui s'en suivit, (en même temps, il semble que mon temps de récupération, à force d'éprouvance, s'en voit progressivement raccourci), force est de constater, un peu contrit, le retour donc de cette existentielle lassitude, décidément bien tenace.
En même temps, rien de très nouveau dans tout cela, (cf. une multitude de notes précédentes et archiviques), une alternance (assez naturelle) de hauts, de bas, et de stationnaire moyen, et finalement une (sans cesse) renouvelée interrogation sur cette (jolie) phrase de J.Lacan (je crois): " Cherche la part qui te reviens dans le désordre dont tu te plains. "
Merci de votre attention.


