ce que je fais de mes jours (deuxième saison)

il faut ce qu'il faut

jeudi 27 novembre 2008

Le retour des petits mammifères à queue chatoyante (ou pas)

Ce matin, une (autrefois ?) charmante jeune femme, vis à vis de laquelle j'avais entamé une procédure (résolument fluide...) à finalité fémino-cotoyante (et au rendu (également) résolument fiascoïsant, puisque m'étant, dans un premier temps fait (un peu) baladé, et dans un deuxiéme, assez peu élégamment, rembarré), cette jeune femme donc m'aperçoit à l'endroit où journellement je viens m'abreuver terrassiquement de matière caféïque, et d'autorité s'assoit à ma table.
" Je suis amoureuse " me dit-elle.
Et alors que je l'interroge brièvement sur les raisons d'un tel aveu, dont je me serais finalement assez bien passé, (vu le contexte ?), tout en refusant assez froidement l'intrusion de parfait(e)s inconnu(e)s invités par elle à s'asseoir à notre (?) table, (il y a ainsi des jours où il n'est guère souhaitable de m'envahir...), alors que tout cela (fort elliptiquement évoqué) donc, la voilà partie dans une étonnante et confuse loghorée où il est question, entre autre, de son affiliation à la planète Venus, son amoureux nouvellement rencontré dépendant lui de Jupiter, de la relation incontournable (?) et actuellement forte de sens (???) entre ces deux planètes (??), de la vérité (?) de la bible (??), du fait (étonnant ?) que le " un " engendre le " deux ", ce dernier engendrant le " trois ", (moi, j'aurai plutôt dit le " quatre " mais bon...), et autres (toujours résolument) étonnantes considérations, énonciations et démonstrations diverses et variées de toutes natures, toutes choses présentant comme caractéristique commune une tendance certaine à une confusion amalgamique de bonne proportion.
Et alors que je commence à lui avouer qu'à mon goût, son discours, au demeurant fort divertissant, présente autant de sens que si elle m'avait avoué avoir rencontré un (sympathique) castor prénommé martin qui serait éventuellement intéressé à l'idée de monter une petit commerce alimentaire et bio avec elle, cette remarque (bucolique ?) ne rencontrant point de réaction notable, la voilà qui continue de plus belle, m'attribuant (pour je ne sais quelles raisons obscurément confuses) Pluton, comme planète référente.
Et puisqu'on parle de moi, dit-elle, et de mon affiliation à Pluton (???), comme sous l'effet d'une vision médiumnique (?), elle m'annonce qu'elle a quelqu'une à me faire rencontrer (alors que je n'avais rien demandé à personne), une très charmante (?) personne amie d'elle, à laquelle je ne pourrais que succomber (???), et une fois (rapidement) réunis, avec laquelle je pourrais fonder un foyer (???).
Assez émerveillé par ce déchaînement matinal d'incohérences sémantiques, je la laisse (cruellement ?) poursuivre, et là, entraînée par son élan confusionnel, et à finalité argumentatoire, elle m'annonce que " cela ne peut que marcher " (???) entre cette amie et moi, car elle cherche quelqu'un, et préférentiellement un aigle (???).
Du coup, en plus de Pluton (dont je ne connais rien), me voila affublé d'un animal symbolique à plumes.
Je lui fais alors part de ma (légitime) surprise, me considérant moi-même comme (résolument) éloigné de cette espèce volante, certes majestueuse (et prédatrice), mais me reconnaissant plus familièrement dans la (sympathique) famille des petits mammifères rongeurs (à queue chatoyante ou pas) auxquels il a été souvent fait référence en cet espace blogguesque (cf. archives).
Et là, merveilleux instant d'observance d'humain pris dans une sorte de mélasse reflexionnelle autant incohérente qu'absurde, je vois poindre la déception sur le visage de la jeune femme: " Ah non, si tu es rongeur, cela ne marchera pas, elle cherche un aigle... ".
Monde merveilleux...

Posté par parentheses à 21:00 - le monde animal - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Il y a pleins d'adjectifs qui ne sont pas entre parenthèses ! Vous avez (quelque peu) perdu votre si sublime (et étonnant) style.
Mais ce n'est pas (trop) grave.
Il faudra également prévenir votre (autrefois ?) charmante amie que Pluton n'est (malheureusement) plus une planète.

Posté par abricot, vendredi 28 novembre 2008 à 08:55

Elle a vraiment dit ça ou s'agit-il d'une habile transposition destinée à ne pas dévoiler ce qui ne saurait l'être ?!?

Aigles ou rongeurs, plutoniques ou jupitériens, je crains fort que les êtres hétérosexuels mâles aient le chic pour n'être attirés que par les exemplaires femelles savamment emberlificotées. Ne serez-vous donc jamais attirés par une tendre et chaleureuse rationalité ? (qui n'empêche pas l'humour)

Posté par gilda, vendredi 28 novembre 2008 à 11:22

abricot: Sa dérive sémantique l'ayant, en quelques heures, amené dans des territoires (résolument ?) inaccessibles, je n'ai pu faire part à l'intéressée (qui m'a téléphoné, ce matin, cf. la note du jour d'aujourd'hui (?)) de cette (capitale) information quant à l'appartenance de Pluton à la famille planètairienne (?)...
Quant à mon " style " (si sublime (et étonnant) ?), je fais ce que je peux, j'ai pas quatre mains...
;-)

gilda: Avec émerveillement renouvelé (mais non sans une certaine inquiétude naissante), je me vois ici obligé de préciser qu'elle a effectivement dit cela (en ces mots exacts), et bien d'autres choses du même (confus) acabit, (sans parler du nouvel épisode de ce matin, cf. (encore) la note du jour d'aujourd'hui (?)).
Pour ce qui est de l'attirance de certains êtres hétérosexuels (et autres ?) mâles (et femelles ?) pour des exemplaires humains savamment emberlificotés, je ne peux que confirmer (mais " la tendre et chaleureuse rationalité " ne serait-elle pas, elle aussi, une (illusion et) attirance tout aussi corrosive(s) ?), un peu contrit, précisant au passage que mon (éventuelle) attirance vis à vis de la concernée a abruptement pris fin du fait du caractère peu élégant du rembarrage hierement rapidement évoqué.
En même temps, vu les (confus) territoires dans lesquels elle sinue actuellement, je me dis que je ne m'en sors pas si mal...
;-)

Posté par parentheses, vendredi 28 novembre 2008 à 12:17

Icare avait déjà éprouvé la difficulté qu'il y a de se parer des plumes de l'aigle, bien que les faibles ardeurs plutoniennes n'aient pas été suffisamment arditives et que de ce fait la cire ne risquait pas de fondre, cette entreprise était mal engagée.
N'empêche que je me pose la question préoccupante suivante: de quel volaille cette dinde était elle entichée?

Posté par xiao-bob, vendredi 28 novembre 2008 à 23:32

Les vinasses

Oh truie et méta-physique!!

Posté par lataupe, dimanche 30 novembre 2008 à 20:24

ç'aurait pu être pire !

Elle aurait pu te parler des enfants que tu aurait pu avoir avec sa copine, que tu serait sensé amener à la pêche...!

Posté par Léa, lundi 8 décembre 2008 à 11:58

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