samedi 13 décembre 2008
l'impact (disproportionné) de micro-évenements (censément anodins) en état (fragilement) sensible
Alors que je continue, (sans grand entrain, ni complaisance, mais je n'ai (sincèrement) pas vraiment le choix, semble-t-il), la visite (guidée ?) des gouffres marécageux, traversant (spectralement) ces journées hivernales, en mode (malencontreusement peu efficace) de protection totale, il peut être intéressant (ou pas) de remarquer ici combien, en de telles circonstances (dépressionnaires), le moindre (anodin) micro-évenement (pseudo-socialisant) peut prendre une exagérée proportion.
Ainsi, je le précise pour les personnes arrivées nouvellement (existent-elles vraiment ?) en cet espace blogguesque, tous les matins (et plusieurs fois par jours), je descends pédestrement le boulevard (descendant) et arrive à l'intersection d'un (autre) boulevard (horizontal ?), intersection qui se trouve être (harmonie du monde ?) la localisation précise d'un bar terrassique (quoiqu'il fait un peu froid en ce moment) où je bois un (plusieurs) café(s) quotidiennement.
Mon parcours quotidien (et multi-repeté donc) me fait successivement passer devant moult. portes d'immeubles résidentieux et, plus bas dans le boulevard (avant l'intersection boulevardienne), devant quelques commerces de proximité tels que cave à vin, fruits et légumes et salon de coiffure ou boulangerie.
Et justement, devant la boulangerie, (où je passe donc plusieurs fois par jour, en descendant, en remontant, puis en redescendant, et encore remontant, et encore et encore...), devant cette boulangerie se trouve donc stationnée une même (jeune ?) femme (et son enfant ?), en vacation mendisante (il n'y a pas de sot métier...), qui, afin de glaner quelques subsides, apostrophe (interpelle) les passant(e)s d'un (chaleureux ???) " bonjour monsieur " ou " bonjour madame ".
Sans entrer plus avant dans la (vaste ?) problématique mendiatoire (donner ou pas donner ?), le fait est qu'à chaque fois que je passe devant elle, elle me dit " bonjour monsieur " (avec toujours le même ton similairement " professionnel ", auquel je réponds respectueusement) et ce, même si je l'ai déjà croisé quelques minutes auparavant.
Du coup, quand les circonstances (me déplacer pour aller quelque part (?), passer à la pharmacie de l'autre coté de l'intersection boulevardienne, acheter du pain, aller boire un café, etc.) me font croiser son poste plusieurs fois, le même " bonjour monsieur " sans cesse répété résonne (absurdement) dans mon intérieur (confus et dévasté ?), et à terme, commence à générer chez moi un agacement (certes fort probablement disproportionné plus que de raison) assez désagréable, allant même jusqu'à développer chez moi la tentation (étonnante vu ma nature) de quelques actions (plus ou moins) violentes à son encontre. Heureusement, point de passage à l'acte il n'y a, me contentant, passé la quatrième ou cinquième fois, de ne (simplement) plus répondre à son bonjour (qui, à force de répétition, en devient finalement assez irrespectueux...).
Voilà, c'est pas grand chose, mais force est de constater que si cela (?) pouvait m'être évité, cela ne résoudrait certes rien, mais cela m'allégerait tout de même un quotidien déjà bien occupé par ailleurs.
On n'est pas rendu...
Commentaires
On reste perplexe devant une telle problèmatique et la seule façon de lui apporter une vague réponse n'est pas très entousiasmante.
Cette personne fonctionne comme un analyseur de trafic automobile qui compte et recompte chaque passage du même véhicule quand bien même il ferait indéfiniment le tour du pâté de maisons.
Il semble en ressortir qu'il ne faudrait pas être affecté par une non assimilation personnique émanant de la simple cellule photo-électrique qui pilote du l'automate.
Ensuite il faudrait faire intervenir d'autres critères, l'acte donatoire modifie-t-il peu ou prou le fonctionnement de la récipiendaire et discrimine-t-il le décompte des passages postérieurs?
Enfin, personnellement, nous sommes heureux de n'avoir jamais été contraint de "choisir" un mode de vie semblable voire équivalent et somme totalement infichu de savoir ce que nous aurions pu faire en tel cas.
On ne dit pas " Disproportionné plus que de raison "
mais "Proportionné plus que de raison " ou mieux "Disproportionné " tout court.
xiao-bob: Vous remerciant en passant (et humblement) de votre fidélité commentairique (fort distrayante et souvent excessivement drôle), je ne peux que partager votre point de vue qui, effectivement, à le mérite de diminuer singulièrement l'impact dommageable (sur un petit moral) d'une (éventuelle) non assimilation personnique. Pour le reste, force est de constater que si, dans mes (lointaines ?) jeunes années, il m'est arrivé de recourir à de telles pratiques mendiatoires (quoiqu'assorties d'une (petite) prestation guitaristique), je mettais un point d'honneur (?) à ne pas solliciter (éternellement ?) les mêmes personnes. En même temps, chacun fait ce qu'il peut....
Maître Capello: Une fois de plus, je ne peux que m'émerveiller, (ma nature première décidément), devant votre (très ponctuelle) remarque, (qu'à vrai dire, je ne suis pas sûr de réellement partager, me demandant, (en passant toujours), pourquoi donc et en fonction de quelle règle syntaxique, l'on ne pourrait pas dire " disproportionné plus que de raison ", mais là n'est pas vraiment l'objet de cette (présente) réponse commentairique), dans un ensemble textuel (la présente note par ici commentée donc) empli de barbarismes, néologismes, digressions et autres incongruités syntaxiques et langagiquement françaises autrement plus troublants. Monde merveilleux...
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