mardi 30 décembre 2008
les considérations arbitraires
Aujourd'hui, je suis allé chez le coiffeur.
Force est de constater la réussite totale (incontournable) de ce (hiéresque) projet, (dont la réalisation prompte et efficace me laisse tout de même dans la mouise, car du coup il y a de nouveau rien, (hormis une coupe dégagée)).
Vivement l'an 4322, (ou 5896 ou 9897 ou 3458 ou 6783 ou encore 5789, 6524 voire (pourquoi pas ?) 7625, enfin bref, n'importe quelle (nouvelle) année présentant comme caractéristique principale de se situer très (très) loin dans le temps...) !
(En même temps, je ne vois pas vraiment pourquoi 2009 serait une année meilleure ou pire que 5600, 3800 ou encore 8200, enfin bref, que n'importe quelle autre arbitraire (nouvelle) année présentant, outre la caractéristique de se situer très (très) loin dans le temps, l'autre caractéristique tout aussi arbitraire d'être un nombre rond... C'est sans issue.)
lundi 29 décembre 2008
le (lent) retour au monde
Demain, (car aujourd'hui c'est fermé), j'envisage d'aller chez le coiffeur.
Bien que cela soit mon unique projet pour l'avenir (?), c'est déjà un début, non ?
samedi 27 décembre 2008
la tabula rasa attitude
Eh bien voilà, le roseau a rompu.
Assez étonnamment, (mais pas tant que ça finalement), cette (prévisible) rompance n'a point été causé par les (plus ou moins) rudes conditions exterio-climatiques, (j'étais quand même sacrement préparé... cf. notes précédentes), mais bien par un accroissement considérable d'agressive adversité à mon (intérieur) encontre.
Du coup, après presque une année de (vaillante) remontée sensible et patiente, me voilà revenu en un territoire, (tout de même différent de mon point de départ, pour autant qu'il soit vraiment possible de précisément le localiser), un peu moins trouble qu'avant (?), mais quand même toujours assez exagérément dévasté.
Une sorte de " tabula rasa " qui sera (résolument) effective quand le travail de deuil (mais de quel deuil s'agit-il exactement ?) sera (résolument) accompli.
En même temps, quand il n'y a vraiment plus rien, le seuil des (hypothétiques) potentialités s'en voit par là même grandement accru.
Est-ce que pour autant j'avance, voilà bien une question qu'à l'heure actuelle je préfère éluder, (j'ai pas quatre mains...).
jeudi 18 décembre 2008
la multiplication des charges déambulantes
Alors que j'arrive (enfin ?) au terme des préparatifs bagagiques pour la translation imminente (tôt demain matin) autant que géographique de ma personne (à finalité destinatoire évoquée là et) en un territoire lointainement nordique et froid, (et plus précisément capitalement belge), force est de constater l'imposante masse affairique qu'il va me falloir supporter lors de ce déplacement, consécutivement à l'(étonnante) annonce hier d'un hébergement (encore non réellement précisé mais quand même) éventuel en un endroit, certes cloisonné de quatre murs et doté d'un toit, mais probablement non chauffé (???).
Ainsi, quand je fais le rapide récapitulatif des choses emportées (duvet, pulls et autres vêtements (l'effet multicouches) en matériaux modernes (?) censés aider à la survie en milieux très froids (et hostiles donc)), en plus du matériel (conséquent et) nécessaire à la réalisation de ce (farfelu ?) projet non hypothétique (autogéré, quoiqu'en duo), j'ai (un peu) l'impression de me préparer à une expédition en antarctique (ou en arctique, au climat similaire ?), à la recherche d'ours polaires, de pingouins (ou de tout autre animal ayant comme caractéristique commune un pelage ou plumage à dominante de blanc ou de noir, (c'est en tout cas ainsi que je les imagine fort arbitrairement...)).
Du coup, si je survis à tout cela, il est fort probable que je décide, à mon retour, d'une (sage) hibernation (et retrait du monde social (?)) en mon intérieur domestique chauffé, pour me remettre de cette fin d'année plutôt ardue, pour autant que l'adversité maligne et retorse me " lâche un peu la grappe ", ce qui n'est pas gagné.
Ils font comment les roseaux en antarctique ?
mardi 16 décembre 2008
L'usage de la chaussure dans la survie des mammifères (?)
Alors que point d'hallucination perceptive (dommage ?) n'ai-je eu, malgré une (petite) fièvre (insuffisante donc ?) persistante, hier je suis tout de même allé consulter mon médecin traitant (quartieral) qui, outre une bronchite (naissante), m'a trouvé (assez) fatigué (quelle surprise) et a (un peu inquiétamment, du fait de ma (sensible) situation cardio-vasculaire, cf. notes lointainement archiviques) constaté une tension singulièrement basse (causant fatigue donc).
Effectivement fatigué, la motivation première de ce recours praticien se trouvait être une (imminente) translation géographique de ma personne en un territoire lointain, nordique quoique toujours européen, au climat singulièrement hostile (froid, pluie, neige), pour la (délicate) réalisation d'un projet non hypothétique que, dans une autre situation, j'aurais précisé en partenariat amicalo-professionnel, ce qui n'est ici pas le cas, le dit (périlleux (et anxiogène ?)) projet ayant été conçu (difficultueusement) en collaboration d'une (trouble et) charmante féminine créature, avec une (personnelle) implication dépassant largement le cadre d'un " partenariat amicalo-professionnel ", (et grandement responsable de ma (psychique) fatigue de ces dernières semaines, fort probablement consécutive à la (ma ?) difficulté (existentielle) lors de certaines (ambiguës) relations humaines).
Et alors que le constat de cette (fatigante) fatigue laisse planer des doutes certains, (le pronostic vital semblant engagé), sur la poursuite de ce dit projet, (qui a tout de même occupé une part importante (pour ne pas dire énorme) de mon activité (et motivation) re-positionnante cette année, d'où mon (singulier) désarroi actuel), force est de constater que malgré les recommandations de la faculté (de médecine) de (précautionneusement) reporter ce déplacement, (ce qui parait, par ailleurs, fort difficile pour de (naturelles) raisons contractuelles), prévisiblement assez fatiguant (tant physiquement que mentalement, à mon grand dam), j'ai tout de même décidé (courageusement ? idiotement ?) de le maintenir afin (?) de mener à terme ce qui doit être mené à terme (???).
D'un masochisme toutefois assez limité, il peut être intéressant (ou pas) de remarquer ici que, malgré une situation financière assez critique (en même temps pas pire que celles de beaucoup de mes contemporains en ces temps difficiles), j'ai, cet après-midi, investi une somme (assez) considérable dans l'acquisition d'une paire de chaussures de bonne facture (solides, chaudes et imperméables).
Ainsi, matériellement équipé, et avec un recours (certes minimum, mais quand même nécessaire, semble-t-il) aux dernières molécules médicamenteuses sorties sur le (grand) marché pharmaceutique, il ne me restera plus qu'à faire confiance aux (ataviques) capacités survivantes qui ont permis aux (premiers) petits mammifères d'arriver jusqu'à nos jours, laissant ainsi derrière eux l'extinction incontournable des dinosaures.
Cela étant, si me méprenant, je constate (dommageablement) que ma perception première et (naturelle) identification avec cette famille de (petits) animaux à sang chaud, au pelage soyeux (et à la queue chatoyante ?) s'avèrent fausses, je serais quand même bien dans la merde, (m'autorisant une expression un tantinet vulgaire, mais communément populaire).
Vous remerciant de votre attention, je pense que je vais maintenant aller boire un verre d'eau, et m'allonger quelques instants, avant une prochaine prise médicamenteuse et (probablement) l'ingestion d'une (bonne) soupe légumeuse (de saison).
dimanche 14 décembre 2008
la (provisoire) diversion
Ce matin, mon organisme singulièrement affaibli par cette période difficile (?) capitulait (piteusement) devant un nouvel assaut de nature pathologiquement viral, (sphère oto-rhino-laryngologique complètement obstruée (azimutée ??) et fièvre montante), et alors que je m'apprêtais à me saisir du combiné téléphonique pour décommander le (traditionnel) repas dominical (parfois samedien) avec mes géniteurs, celui-ci (le combiné) me prit de court et sonna avant que je puisse composer le numéro parental.
Ma (vieille) mère m'informait ainsi de l'état (similairement) pathologiquement viral de mon (vieux) père (l'hérédité ?) et m'appelait à la rescousse pour trouver une pharmacie de garde pour un approvisionnement médicamenteux.
Fort de cette (filiale) mission, j'affrontais alors la (mini) tempête, exagérément couvert et protégé (une vieille habitude de survie en milieux hostiles...), et déplaçais géographiquement mon corps (fatigué) vers la résidence parentale (deux stations de tramway et quatre de métro), où je récupérais l'ordonnance salvatrice, avant de ré-affronter pédestrement l'extérieur hostile (humide et tempêteux) et dénicher les médicaments requis.
Par la suite, je restais un moment déjeunatoire en leur compagnie, et (un tantinet) rassuré par le (relatif) contrôle rassurant de la situation, je m'en retournais, toujours vigoureusement protégé, vers mon intérieur domestique (quatre stations de métro et deux de tramway), faisant une (rapide) halte en mon territoire barresque caféïneux.
Et du coup maintenant, assez paradoxalement, force est de constater que cette sortie extérieure, dans l'urgence inquiète (et affective), a finalement diminué un (tantinet) l'impact fiévreux de l'attaque virale sur mon organisme, comme sous l'effet d'une stratégique (et militaire ?) technique de diversion.
Comme quoi.... (pourrais-je ainsi conclure cette présente note, pour autant que je ne me retrouve, pas dans quelques heures, cloué au lit, en proie à d'(étonnantes) hallucinations perceptives consécutives à une radicale montée de ma température corporelle...).
samedi 13 décembre 2008
l'impact (disproportionné) de micro-évenements (censément anodins) en état (fragilement) sensible
Alors que je continue, (sans grand entrain, ni complaisance, mais je n'ai (sincèrement) pas vraiment le choix, semble-t-il), la visite (guidée ?) des gouffres marécageux, traversant (spectralement) ces journées hivernales, en mode (malencontreusement peu efficace) de protection totale, il peut être intéressant (ou pas) de remarquer ici combien, en de telles circonstances (dépressionnaires), le moindre (anodin) micro-évenement (pseudo-socialisant) peut prendre une exagérée proportion.
Ainsi, je le précise pour les personnes arrivées nouvellement (existent-elles vraiment ?) en cet espace blogguesque, tous les matins (et plusieurs fois par jours), je descends pédestrement le boulevard (descendant) et arrive à l'intersection d'un (autre) boulevard (horizontal ?), intersection qui se trouve être (harmonie du monde ?) la localisation précise d'un bar terrassique (quoiqu'il fait un peu froid en ce moment) où je bois un (plusieurs) café(s) quotidiennement.
Mon parcours quotidien (et multi-repeté donc) me fait successivement passer devant moult. portes d'immeubles résidentieux et, plus bas dans le boulevard (avant l'intersection boulevardienne), devant quelques commerces de proximité tels que cave à vin, fruits et légumes et salon de coiffure ou boulangerie.
Et justement, devant la boulangerie, (où je passe donc plusieurs fois par jour, en descendant, en remontant, puis en redescendant, et encore remontant, et encore et encore...), devant cette boulangerie se trouve donc stationnée une même (jeune ?) femme (et son enfant ?), en vacation mendisante (il n'y a pas de sot métier...), qui, afin de glaner quelques subsides, apostrophe (interpelle) les passant(e)s d'un (chaleureux ???) " bonjour monsieur " ou " bonjour madame ".
Sans entrer plus avant dans la (vaste ?) problématique mendiatoire (donner ou pas donner ?), le fait est qu'à chaque fois que je passe devant elle, elle me dit " bonjour monsieur " (avec toujours le même ton similairement " professionnel ", auquel je réponds respectueusement) et ce, même si je l'ai déjà croisé quelques minutes auparavant.
Du coup, quand les circonstances (me déplacer pour aller quelque part (?), passer à la pharmacie de l'autre coté de l'intersection boulevardienne, acheter du pain, aller boire un café, etc.) me font croiser son poste plusieurs fois, le même " bonjour monsieur " sans cesse répété résonne (absurdement) dans mon intérieur (confus et dévasté ?), et à terme, commence à générer chez moi un agacement (certes fort probablement disproportionné plus que de raison) assez désagréable, allant même jusqu'à développer chez moi la tentation (étonnante vu ma nature) de quelques actions (plus ou moins) violentes à son encontre. Heureusement, point de passage à l'acte il n'y a, me contentant, passé la quatrième ou cinquième fois, de ne (simplement) plus répondre à son bonjour (qui, à force de répétition, en devient finalement assez irrespectueux...).
Voilà, c'est pas grand chose, mais force est de constater que si cela (?) pouvait m'être évité, cela ne résoudrait certes rien, mais cela m'allégerait tout de même un quotidien déjà bien occupé par ailleurs.
On n'est pas rendu...
mercredi 10 décembre 2008
climatologie claire (mais pas plus réjouissante pour autant)
Aujourd'hui, il fait gris et froid. Et il pleut.
Au moins, ça c'est clair.
Le recours (deux fois raté) à l'expérimentation (?) typographique
Alors que juste revenant de (lointaines ?) contrées nordiquement localisées et singulièrement froides, (en même temps, par ici, ça caille grave...), déplacement géographique (et trois-jouristiquement temporel) de ma personne (ainsi que d'autres, puisque collective (?) fut la translation) pour l'(exceptionnelle ?) réalisation d'un (ancien ?) projet non hypothétique en partenariat amicalo-professionnel (à court-termante (?) finalité financio-survivante, suis-je (misérablement ?) obligé de reconnaître ici, du fait d'une progressive (douce ?) précarisation de mon quotidien, qui se trouve par ailleurs (une chance ?) suffisamment (pré)occupé par des sphères problémiques de (sémantiques) natures fort différentes, et semble-t-il, encore (malencontreusement ?) lointainement distantes d'une (bien hypothétique) résolution), alors que tout ça donc, (usant, lors de cette première tentative (maladroite), d'un effet typographique (inédit en cet espace blogguesque) censé offrir (?) une issue à l'inextricable (et obscure) construction syntaxique de cette (présente) phrase qui ne cesse de multiplier, à mon grand dam, digressions parenthèsiques, confusions et barbarismes, tous éléments en rendant la lecture, à mon grand re-dam, pour le moins difficile (voire carrément pénible)), alors que tout ça donc, (abordant ainsi, la mine basse et les bras ballants, une deuxiéme tentative qui, du fait de l'échec patent de la première (juste précédente) tentative, en plus d'être vouée à un (incontournable) fiasco se voit de plus (malencontreusement) dépossédée de l'effet de surprise de la première sus-citée), il apparaîtra à tout le monde (?) que, dans une telle situation (phrase confuse et incontrôlable), y mettre un terme (abrupt) et abandonner tout (vain) espoir de clarté sémantique reste l'attitude prudente et résignée la plus adéquate.
Je crois que je vais aller boire un verre d'eau, avec quelque chose de médicamenteux dedans.
mardi 2 décembre 2008
le (malencontreux) basculement
Le recours aux expédients alcoolisés, samedi (cf. note précédente) s'étant montré (malencontreusement et) complètement inefficace, (faisant certes son petit effet au début, mais vraiment trop faiblement anesthésiant (et protecteur ?) par la suite) lors d'un (surprenant ?) nouvel assaut adversique (sous la forme d'un (autre) appel téléphonique de la jeune femme évoquée ici, en pleine maîtrise, semble-t-il, des stratégies psychologico-militaires les plus pointues), d'une rare violence, force est de constater ici, à mon grand dam, ma patente défaite (écroulement ?) globale lors de cette (dernière ?) attaque qui m'a lessivé, laissé sur le tapis, épuisant mes dernières ressources (?) et m'envoyant valdinguer (dés lors) en des territoires résolument cataclysmiques et dévastés.
Depuis, j'essaie de reprendre mon souffle, d'évaluer les dégâts (et les pertes concomitantes), de faire le dos rond, de me dissimuler derrière les rochers (?) (ou dans les bois ?), de plier (tel le roseau), de panser mes blessures (si pensables elles sont...), de m'enfouir dans le sable, de m'éloigner du feu, de contourner les troncs d'arbre (au milieu de la route ?), de monter des sacs de sable, de calfeutrer les issues, de faire le compte (rapide) de mes réserves (puisque nulles), de chercher d'éventuels (d'autres ?) appuis, de protéger (?) mes arrières (dommageablement annihilés depuis peu ?), d'envisager des trajectoires de fuite, de brouiller les traces derrière moi (?), de ramper sous les barbelés (?), de faire le mort (technique catatonique (ayant fait ses preuves ?) communément pratiquée chez ces (sympathiques) marsupiaux à queue (non chatoyante mais) préhensile autant communément que systémiquement appelés " opossums ", sur la base atavique (incontournable ?) que certains prédateurs se désintéressent de leur (présagée ?) proie si celle-ci inerte leur apparaît (?)), de fermer les rideaux (et les volets ?), en bref (?) d'user de toutes techniques censément protectrices (et salvatrices) susceptibles de me sortir des territoires résolument cataclysmiques et dévastés (précisément déjà énoncés en ces termes en extrémité terminale de la précédente phrase, de cette présente note).
En même temps, je pisserais dans un violon, c'est pas dit que cela ait plus (ou moins ?) d'effet.


