ce que je fais de mes jours (deuxième saison)

il faut ce qu'il faut

dimanche 14 juin 2009

le jeu des tables (terrassiques) tournantes

Tout à l'heure, chanceusement attablé au bar en bas du boulevard, à la terrasse singulièrement surpeuplée lors de cette (déjà) très chaude matinée dimanchienne, je vis arriver la jolie charmante (et blonde) féminine créature (déjà évoquée en ces lieux lors de notes (arbitrairement autant qu') obsessionnellement récurrentes) et crus discerner sur son visage (déjà) tendu (et non-souriant) un d'ors et déjà conséquent dépit global (et existentiel ?).
Cherchant (désespérément) des yeux un espace libre où elle pourrait s'installer, et constatant l'absence totale de potentielle asseyance sur le territoire tessassique " completeley full ", c'est avec un (vérifié) dépit certain qu'elle pénétra dans l'intérieur barresque pour s'asseoir en table intérieure mais néanmoins terrassiquement affleurante.
À côté de moi, étant moi-même situé en un secteur terrassique relativement excentré mais ombragé, et profitant tout de même d'une ouverture observante d'assez bonne qualité (?), se trouvaient deux tables terrassiquement limitrophes, puisqu'au delà s'étendait le (vaste ?) espace public non barresquement privatif. A la table la plus proche de moi, une jeune couple se bécotait tout en fumant cigarettes roulées et absorbant jus de fruits petit-déjeuniens. Derrière eux, un monsieur d'un certain âge, malencontreusement (autant que géographiquement) exposé au rayonnement direct de l'astre soleillant.
Et rapidement, alors que le jolie charmante (et blonde) féminine créature visiblement contrariée par son reclus intérieur continuait à guetter l'extérieur terrassique (sans que malheureusement nos regards se croisèrent), une suite d'événements rapides (fulgurants ?) se déroula sous mes yeux émerveillés: le jeune couple, ayant terminé leur stagnation terrassique, quitta la table. La jolie charmante (et blonde) féminine créature, à l'affût, remarqua ce mouvement périphérique lui apportant l'espoir d'un repositionnement géographique. Puis le vieux monsieur, inconfortablement contrarié par sa situation thermiquement exposée, se translata donc d'une table à l'autre, abandonnant sa précédente place redevenue libre. Et alors que la jolie charmante (et blonde) féminine créature, se saisissant de ses affaires (sac contenant, entre autre, magazine(s) et cell-phone), contournait difficultueusement une (relative) masse personnique en attente de pourvoyance cigaretienne (puisque ce débit de boissons l'est également de produits tabagiques) pour atteindre l'extérieur terrassique, un (nouveau) jeune couple (avec enfant), surgissant de nulle part (?), s'installa à la table précédemment abandonné par le vieux monsieur re-positionné.
Ainsi, alors qu'une obscure mécanique cosmique aurait pu (étonnamment) coïncider à nos rapprochements (?) respectifs (?), un grain de sable (pour autant qu'un jeune couple avec enfant puisse être considéré comme " grain de sable ", fait par ailleurs patent si l'on se ramène à l'immensité du cosmos global) réduisit à néant cette potentiellement fort fantasmatique opportunité.
C'en était visiblement trop pour la jolie charmante (et blonde) féminine créature qui se retrouvait donc, de nouveau, dans son étape arrivante initiale, c'est à dire cherchant (désespérément), au milieu du passage personnique espace-publiquien, une place libre sur la terrasse, et qui ne put retenir un (nouveau) soupir de dépit agacé.
Et alors que je me préparais (vaguement, puisque toujours dans une sereine abandonnesque attitude), en cas de regards croisés (qui ne se firent pas...), à éventuellement l'inviter à ma table et risquer ainsi de perturber l'ordre cosmique (ce qui aurait toutefois permis, à n'en point douter, une assez bonne perspective abordante), visiblement affligée par cette retorse adversité, elle lâcha l'affaire et passablement énervée (et contrariée), s'en alla sur le boulevard horizontal pour rapidement disparaître de ma vue.
Force est de constater, non sans un certain (pervers ?) amusement, que si elle avait possédé (et usé de) mon numéro de cell-phone (possession et usage ayant fait l'objet thématique principal de notes postées ici, il y a quelques jours (semaines ?)), son début de journée dimanchienne aurait pu (peut-être) se présenter sous de meilleurs auspices.
Cela tient à peu de choses, finalement...

Posté par parentheses à 12:06 - le jour d'aujourd'hui - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Donnez-lui donc votre (cell-phonique) numéro, mon cher parenthèses ! Il faut savoir abandonner votre attitude abndonnesque lorsque l'occasion (et la chance) se présentent.

Posté par abricot, dimanche 14 juin 2009 à 13:49

Ben mon gars la prochaine fois fais donc un peu moins confiance au Cosmos (en plus que p'têt ben que la belle dame, elle n'attendait que ça) !

Posté par gilda, dimanche 14 juin 2009 à 18:11

Intuitivement (à tort ou à raison), il ne m'a point semblé que la belle dame, à voir sa (préalable) mine un tantinet défaite, n'attendait que ça.
À moins que ce ne soit moi...
:-)

Posté par parentheses, lundi 15 juin 2009 à 18:06

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