Alors que depuis quelques jours (semaines ? mois ? années ? siècles ?... non, là j'exagère), on l'aura compris aisément, je traverse (à mon grand dam) une période à l'indice maussadique important (entraînant respectivement, de façon récurrente selon les périodes et les circonstances, plutôt résignation distante, résistance très passive, lassitude, abattement et bras-ballance), il peut être intéressant (ou pas) de signaler l'arrivée (un peu étonnante) d'un nouvel élément en mon intérieur interne, à savoir une sorte de colère, d'énervement diffus autant que quasi-continu dont je n'arrive pas à me débarrasser.

Précisant que ce nouvel élément ne se trouve pas constitutivement dans ma nature première (plutôt détendue), il est aussi un tantinet étonnant que je n'arrive pas vraiment à préciser l'origine de ce sentiment assez étranger à ma personne (d'aucun(e)s auraient émis(e)s l'hypothèse de l'extrême puissance de la dernière pleine lune, hypothèse certes plausible mais celle-ci (la pleine lune) étant passée et ce sentiment perdurant, l'interrogation persiste), ni contre quoi (ou contre qui) exactement cette colère est dirigée. Comme cela se produit fréquemment j'imagine, en ce genre de situation, bien qu'heureusement sans passage à l'acte, je suis le premier évidemment à en subir les conséquences, à savoir manque de fluidité patente, rapports difficiles au monde et patience singulièrement réduite, enfin bref toutes choses guère susceptibles d'améliorer ma situation actuelle, tant au niveau des perspectives professionnelles (toujours aussi réduites par ailleurs) que de celles (totalement inexistantes) de bien hypothétiques côtoyances fémino-créaturiennes, (sans même évoquer ici la patente difficulté à rédiger des notes enjouées et drolatiques, mais bon, je fais ce que je peux...).

Constatant circonstanciellement en mon intérieur interne la présence d'une importante masse énergétique (malencontreusement fort négative et donc un tantinet pesante), je me demande parfois si je ne devrais pas tout simplement me laisser aller à ce nouvel univers et basculer tout entier du côté obscur de la force afin de profiter de ce nouveau pouvoir d'asservissement du monde global et particulier.

Considérant toutefois que ma seule (et très minime) ambition reste de m'ébattre métaphoriquement autant que ludiquement dans de verts pâturages baignés de soleil en compagnie d'amicaux petits mammifères (à queue chatoyante ou pas) gambadant et bondissant dans buissons et rivières enchanteresses, force est de constater qu'il va me falloir faire preuve d'une grande patience en attendant que cela (?) passe (?).

On n'est pas rendu...